Arthur Miller

Arthur Miller est né à New York le 17 octobre 1915 dans une famille juive. Son père était tailleur pour dames et il s'est ruiné pendant la Dépression. Arthur a fait ses études à l'université de Michigan et il a aussi travaillé à l'usine. Sa première production à Broadway est "L'homme qui avait toutes ses chances". Sa pièce suivante "Tous mes fils" gagne le Drama Critics' Circle Award. En 1949 il reçoit le Pulitzer Prize et le Drama Critics' Circle Award pour "Mort d'un commis voyageur". Quatre ans plus tard il reçoit le Tony Award pour "Vu du pont" (inspirée de son expérience à l'usine), "Souvenir de deux lundis", "Le prix", "Après la chute", "Incident à Vichy", "The American Clock", "The Archbishop's Ceiling". Il écrit également des romans et des nouvelles. Son autobiographie, "Timebends", est publiée en 1987. Il écrit des scénarios de films dont "The Misfits" (Les Désaxés) joué par Marilyn Monroe (sa deuxième femme qui joua là son dernier film achevé et y prononça sa dernière réplique restée célèbre : "Comment retrouvez-vous votre route dans le noir?") et dirigé par John Huston, avec Clark Gable, Elie Walach et Montgomery Clift, c'est après ce film qu'il annonce sa séparation de Marilyn et c'est aussi pendant le tournage qu'il rencontre Inge Morath la photographe de l'agence Magnum qui va devenir sa troisième et dernière femme (récemment décédée) et des pièces pour la télévision "Playing for time". "Comme une histoire d'amour" a inspiré le film "Everybody wins" de Karel Reisz, sur un scénario cinéma d'Arthur Miller (intitulé "Almost everybody wins"), avec Nick Nolte et Debra Winger dans les rôles de Tom et Angela. En Chine il a mis en scène "Mort d'un commis voyageur". Récemment a été repris "Mort d'un commis voyageur", à Broadway, avec Dustin Hoffman dans le rôle de Willy Loman, "Up from paradise" et "Après la chute" dans le Off-Broadway, "Elégie pour une dame" et "Comme une histoire d'amour" au Young Vic à Londres. En 1990 "Les Sorcières de Salem" et "Après la chute" sont joués au National Theatre à Londres. Sa pièce "The Ride Down Mount Morgan" s'est joué à Londres en 1991. "Le dernier Yankee" est joué en 1993 au Manhattan Theatre Club à New York ainsi qu'à Londres au Young Vic fin janvier. Sa pièce "Miroir brisé" est jouée au Long Wharf Theatre à New Haven, Connecticut en 1994. La pièce est produite également au Booth Theatre, Broadway en avril 1994 et à Londres au National Theatre en août 1994 avec une reprise dans le West End en février 1995 où elle reçoit le prix "Lawrence Olivier Award" pour le Meilleur Spectacle en avril 1995. Le film de la pièce "The Crucible" ("Les Sorcières de Salem") tourné en 1995, production Fox est mise en scène par Nicholas Hytner avec Daniel Day Lewis (le mari de sa fille), Winona Ryder et Paul Scofield dans les rôles principaux, sort sur les écrans en novembre 1996 et reçoit une nomination dans la catégorie du meilleur scénario pour les Academy Awards.

En octobre 1995 il reçoit la décoration Honorary Doctorate in Letters de l'université d'Oxford. En juin 1997 il reçoit la décoration Honorary Doctorate de l'University de Harvard. A New York la Signature Theatre Company lui a consacré sa saison théâtrale 1997/98 durant laquelle la création de sa dernière pièce "Mr Peters' Connections" (Le désarroi de Mr Peter) a eu lieu. En avril 1998 le Roundabout Theatre a monté "Vu du pont" avec Anthony La Paglia, puis repris par Tony Danza, à Broadway. La production a reçu le Drama Desk Award ainsi que le Tony award pour la meilleure reprise. Des reprises de "The crucible" et "L'homme qui a eu toutes ses chances" ont lieu sur Broadway au printemps 2002 au Virgina Theatre et au Roundabout Theatre Company respectivement.

"Resurrection Blues", sa dernière pièce, a été jouée au Guthrie Theater en août 2002.

A Paris Jorge Lavelli met en scène "Le désarroi de Mr Peter" avec Michel Aumont.

A cette occasion Arthur Miller est venu pour trois semaines à Paris. Arthur Miller a été un auteur engagé qui a refusé de témoigner lors d'un interrogatoire du commité d'activités anti-américaines au début des années 60. Ses écrits sont forts et cherchent à avoir un sens. Ils sont à l'opposé d'un certain théâtre vide et superficiel qu'on nous sert, hélas trop souvent, comme une vulgaire soupe en sachet. Nous avons aimé la puissance de "Comme une histoire d'amour" dans son analyse limpide de la corruption d'un pouvoir qui utilise l'intimidation en se voulant, hypocritement, le chantre de la liberté. La pièce nous plonge dans une ambiance d'érotisme et de peur, de besoin urgent de compréhension et d'amour. Les deux personnages sont seuls et ils ont un besoin urgent l'un de l'autre. C'est pour tout cela que nous la mettons en scène.

C'est un immense écrivain qui disparaît avec lui. Qui sera maintenant la conscience de l'Amérique? Qui dira à la superpuissance où sont les limites? Pourra-t-ton éviter une catastrophe au XXI° siècle? Peut-on avoir confiance dans les futures générations?

 

Deux extraits vidéos

 

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